Journal de marche

Cette page, rédigée en juillet et août 2015, restera affichée le  temps qu'il faudra

Bien entendu, elle se lit de bas en haut si l'on veut respecter la chronologie. 

Vous pouvez agrandir les photos pour mieux les voir, simplement en cliquant dessus.

 

Ah oui ! Un détail. j'ai fait ce voyage, ayant

 

constaté qu'ils avaient perdu l'esprit à Paris. 

 

J'ai donc été le chercher à Saint Jacques, pour

 

le leur ramener ....

 

C'est loupé. Ils sont toujours aussi c...

 

Jeudi 1er octobre

Bon, on se remet au travail.

 

Dimanche 30 août

Ca y est.

Je suis arrivé,

Je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour la suite des évènements.

A bientôt.

Samedi 29 août

Versailles Km ??? 1750 sans doute, et on s'en fiche un peu.

La photo est celle de l'église de Rambouillet prise ce matin.

Celle du château de Versailles, ce sera pour plus tard. En fait de 23 km (par la route inaccessible aux piétons) j'en ai bien fait encore une quarantaine.

Vu le noeud routier pour accéder à Versailles, j'étais en train d'envisager les transports en commun quand mon fils Eric m'appelle pour me demander où je suis. Il est monté de la Drôme pour m'accompagner encore une fois. Des surprises comme ça, j'en veux bien tous les jours. Il s'est occupé en plus de nous trouver un hôtel raisonnable à deux pas du château, que je vais aller photographier dès le point final.

Voilà, arrivée demain.

Point final. (pas tout à fait, je relarerais encore l'étape de demain et l'arrivée)

Vendredi 28 août

Rambouillet. Km 1740 environ, je présume...

C'est pas qu'il n'y ait rien à voir à Rambouillet, mais vu l'heure où je suis arrivé, pour cette troisième étape consécutive à plus de 40 km, et après avoir cherché un gîte pendant une heure et demie, j'avais autre chose à faire que du tourisme. En plus, cette photo de la cathédrale de Chartres a été prise ce matin (hier, il pleuvait des cordes). Ce n'est donc pas tricher peuchère.

A propos de tricher, à 6 km de Rambouillet, un charmant couple de personnes âgées qui venait de me dépasser, a fait demi tour pour me proposer de m'emmener. J'ai refusé, bien sûr, mais en me disant que si on m'avait fait la même offre hier, j'aurai sûrement accepté.

Ce matin, j'ai fait mon sac à dos avec toutes mes affaires encore humides. Elles finissent de sècher en ce moment.

Jeudi 27 août

Chartres. Km 1700

Pas de photo non plus aujourd'hui, tout simplement parce que l'appareil est resté au fond du sac toute la journée.

Il pleuvait quand j'ai quitté Châteaudun à 7h00. La pluie glaçante a continué jusqu'à mon arrivée vers 18h30. Notez au passage 11h30 pour plus de 50 km. Parce que là, j'ai pris des petites routes. Par la RN 10, c'est nettement moins long.

Bref, il est 20h00 et cette foutue pluie viens de s'arrêter.

A midi, Marie m'a d'abord doublé en voiture, puis a fait marche arrière pour me proposer de m'emmener. Comme j'étais réticent, elle m'a invité à m'arrêter chez eux pour prendre une boisson chaude, ce que je ne pouvais pas refuser. En fait, avec elle et son mari Fabrice, nous avons bien sympathisé. Ils m'ont même offert une part de leur déjeuner.

Comme quoi, même dans une journée pourrie, il y a des instants lumineux.

 

Enfin, le soir, j'avais un message de Rolande (87 ans) qui me disait comme elle aurait voulu être avec moi et qu'elle attendait mon retour avec impatience. Elle n'a pas attendu. Dimanche matin, elle s'est endormie définitivement. Adieu Rolande. Je t'aime.

Mercredi 26 août

Châteaudin. Je dois avoir passé les 1650 km.

Pas moyen de charger de photo aujourd'hui.

J'ai même eu du mal à ouvrir le site. Le serveur doit être surchargé.

De toute façon, j'ai traversé Châteaudun au pas de charge en arrivant, pour trouver un hébergement au nord, qui me raccourcisse mon étape de demain, Je n'ai donc rien vu d'intéressant.

Ce matin, je galèrais un peu pour sortir de Vendôme, mais une équipe de peintres super sympa m'a remis sur le bon chemin en me faisant même voler quelques km. Deux heures plus tard, aventuré sur une RN 10 à 4 voies, ce sont deux gendarmes aussi sympas que des peintres (dont un Erwann), qui m'ont récupéré et remis sur une petite départementale en me faisant encore voler quelques km. Merci à eux.

Demain, c'est au moins 45 km pour Chartres, et il n'y a pas toujours un peintre ou un gendarme à portée.

Mardi 25 août

Vendôme. Km 1550 ou 60.

L'église abbatiale de l'abbaye de la trinité.

Un modèle d'architecture gothique aussi spectaculaire à l'intérieur qu'à l'extérieur.

J'ai oublié de préciser hier que la marche n'avait pas été de tout repos. Un vent extrêmement violent (alerte orange), des débris de branches partout sur le bord d'une route sans bas côté et très fréquentée. Tous les conteneurs à ordures renversés. Bref, du sport.

Ce soir, je suis accueilli à l'auberge de jeunesse. Chambre digne d'un trois étoiles avec frigo, télé etc... , le tout pour 24 euros dîner et petit déjeuner compris. Avant quoi j'ai déjeuné pour 3 euros.

Au dîner, je verrai les autres occupants, sans doute tous jeunes depuis bien moins longtemps que moi.

Lundi 24 août

Tours / Château-Renault. 35 km environ,.. je suppose.

Je n'ai toujours pas de carte.

J'ai attendu l'ouverture de la librairie à Tours jusqu'à 11h .... pour rien.

Résultat, arrivé à Château-Renault vers 19 h, deux hôtels fermés définitivement et le troisième ... fermé le lundi. C'est Jérôme, un client du snack où je cassais une croûte qui m'a ouvert la splendide maison de ses parents. J'espère qu'ils ne le prendront pas mal à leur retour.

Ce matin, j'ai pris le petit déjeuner chez les soeurs avec quatre pèlerins arrivés hier soir. Un papy de 80 ans et trois de ses petits fils venus les fêter avec lui sur le Camino.

Dimanche 23 août

Tours, km 1500 et des poussières.

Au centre les vestiges et la tour de l'ancienne abbatiale, qui fut un des plus grands monuments d'Europe à son époque, et à droite, la Basilique Saint Martin, tenue par des Bénédictines charmantes qui me logent.

J'en profite pour me rafraîchir la mémoire à propos de Saint martin, qui n'a pas fait que partager son manteau à Amiens (et non à Ligugé, comme je l'ai écrit il y a quelques jours). A la suite de Saint Hilaire, de Poitiers, qu'il vénérait, il est l'un de ceux qui a le plus contribué à faire de la France la fameuse "Fille aînée de l'Eglise". Moine et prélat, son action a été très importante et très étendue. Très loin de l'image de nos anciens livres d'histoire qui le réduisent à un soldat qui cause des dommages aux effets du gouvernement en découpant sa cape. Ce qui est déjà mieux que les nouveaux manuels qui n'en parlent plus du tout, zapant une vérité historique qui a beaucoup plus marqué l'histoire de France que la plupart des rois, fainéants ou pas.

Demain, je prends donc la route de Château Renault, sans savoir à combien de km ça se trouve, ni s'il y a de quoi se faire héberger par la bas. Mais bof !

Samedi 22 août

A Sorigny, km 1480 et des poussières,

Rencontre de Pier Luigi, de San Remo. Il a fait Saint Jean Pied de Port - Saint Jacques en 2009, et il a attrapé le Virus. En 2011 il est reparti de Vilnius jusqu'à je ne sais plus où, puis, tous les ans un autre tronçon de 1000, 2000 km, voire plus. Bref, cette année, quand il aura rejoint Saint Jean Pied de Port depuis la Belgique, il aura bouclé son parcours, à savoir ... Vladivostock - Compostelle.

Et ce matin, au départ, rencontré un Breton (on ne peux pas plus, il est né à Ouessant), qui connaît la maison construite par mon père.

Toujours des rencontres donc.

J'ai hâte d'arriver demain à Tours (même pas 20  km) pour acheter une carte et voir un peu ce qui m'attend sur ce chemin via Chartres pour lequel je n'ai aucun guide.

Même pas peur..

Vendredi 21 août

Le château de Sainte maure de Touraine. Km 1463

Journée paisible (20 km, mais par 34°)

Deux belles rencontres.

J'ai eu le temps de visiter un peu la ville, écrasée par la chaleur et donc un peu déserte, mais assez belle.

2O août suite. 19h00

Finalement le camping du coin me loue une tente isolée au fond du camping, au bord de la vienne. Le calme et un bon matelas pour 4 euros 50. Que demande le peuple ? ....oui on sait ...

Jeudi 20 août

Le château des Ormes, à une vingtaine de km de Châtellereaux. Km 1443

Ce n'est pas là que je vais dormir.

En fait, un couple de pèlerin m'a indiqué avoir passé une bonne soirée et une bonne nuit à l'hôtel du cheval blanc des Ormes, que m'indique aussi mon guide, mais pour l'instant il est fermé.

Petite sieste entre midi et une heure sur le banc d'un bar.

Rencontré aux Ormes un autre couple hébergé chez une dame.

A 18h, l'hôtel n'est toujours pas ouvert.

Les toilettes publiques oui. Mais vu le beau temps, je crois que je vais préférer un banc public.

Mercredi 19 août

L'église Saint jacques de Châtelleraux. 1425 km

Vous en avez peut-être marre que je vous montre des églises, mais je ne peux tout de même pas vous montrer des chiottes tous les jours.

A propos, hier soir, après un dîner bien arrosé pour être certain d'arriver à dormir sur le carrelage, je discutais avec le patron de l'excellent restaurant, et deux jeunes hommes attablés nous ont entendu. Quand je suis parti vers mon luxueux dortoir, l'un d'eux m'a couru après (en me précisant que c'était la première fois qu'il courait après un homme). Ils m'ont invité à venir chez l'un d'entre eux pour une discussion passionnante à l'issue de laquelle j'ai été invité à utiliser la salle de bains et la chambre d'amis. Je n'ai donc pas dormi dans les chiottes, et je me suis fait deux amis de plus.

Aujourd'hui j'ai suivi le tracé du chemin de Compostelle et rencontré pas mal de pèlerins dont un couple parti de Lille, qui compte arriver à Santiago début octobre.

Puis j'ai rencontré aussi Nathalie, mère de famille qui s'inquiète pour son fils de 16 ans seul à la maison pendant ces quinze jours d'absence. Et encore un jeune couple de Parisiens, Pénélope et Antoine (ou Etienne).

Mardi 18 août

Je voulais vous montrer ma chambre de ce soir : Les toilettes publiques d'un petit village à environ 20 km de Châtelleraux, St georges les Baillargeaux.

A 17h29 (fermeture à 30), la secrétaire de la mairie s'est démenée pour me trouver un gîte, l'hôtel étant fermé et le gîte rural plein. On s'est rabattu sur les chiottes. Pas de problème, je connais.

En plus, j'ai passé une super journée (environ 20 km) qui m'a tout de même fait atteindre les 1400 bornes.

Après une nuit tranquille à l'Abbaye de Ligugé, petite ville ou Saint Martin a partagé sa cape en deux, j'ai rejoint Poitiers où j'ai croisé deux pèlerins cyclistes Italiens venant de Paris, après avoir fait Rome - Paris en avion. Puis j'ai déjeuné tranquillement dans un bar sur la place de la mairie, plus calme que la veille où il a reçu 60 pèlerins Hollandais.

Pendant que je mangeais, à 20 mètres de là, Sébastien faisait la manche. Je l'ai invité. Il a perdu son emploi, sa maison et vit dans la rue en espérant retrouver un job. C'est un garçon de 40 ans environ, adorable et parfaitement soigné. Je lui ai laissé un peu plus que les autres et on s'est quitté tous les deux avec la larme à l'oeil.

Petit arrêt à France Bleue Poitou où j'ai laissé ma carte à trois gars bien sympathiques.

Puis Patrick m'a arrêté sur le seuil de son jardin au bord de la Vienne, où il élève des abeilles. C'est un ancien scout, ancien syndicaliste un peu désabusé. Il m'attendait deux kilomètres plus loin pour m'offrir un pot de miel.

Et puis quelques autres rencontres encore.

Une journée riche.

Dimanche 16 août

Saint Sauvant, km 1350

Village désert, au contraire de Melle, la veille.

Heureusement, Pierrot était fidèle au poste. Et en plus, il va nous faire à manger ce soir (tout est fermé partout depuis avant hier).

Ce matin, 5 ou 10 km après le départ, je profite qu'un monsieur, sorti de chez lui tient le couverte du conteneur pour y jeter mon papier de barre chocolaté. Il m'invite à prendre un café, et je me retrouve dans le jardin avec une douzaine de membres de trois familles prenant leur petit déjeuner. J'y suis resté plus d'une heure, et croyez moi, ce n'était pas du temps perdu mais gagné. Je suis reparti avec un moral en acier trempé et j'ai fais tout le reste de la route avec le sourire aux lèvres. Merci Charles!

Lundi 17 août

Je devais faire étape à Coulombiers, j'ai finalement poussé une douzaine de kilomètres plus loin jusqu'à l'Abbaye de Ligugé (le premier monastère occidental, créé par Saint martin), à quelques km de Poitiers. Soit environ 1385 km parcourus.

J'ai juste traversé Lusignan, la cité magique de la fée Mélusine sans m'y arrêter. Croisé deux pèlerins cyclistes à cinq minutes d'intervalle. Un Espagnol d'une bonne cinquantaine d'années, et un jeune François et Français barbu qui veut atteindre Saint Jacques en 15 jours, ce qui est parfaitement possible s'il suit la route et non le chemin. A son âge, j'avais fait la même distance (mais presque sans bagage et non lourdement chargé comme lui) en moins de six jours.

Le soir, j'ai rencontré un Monsieur venu en retraite à l'Abbaye et qui (je résume) connaît très bien la famille de ma première fiancée. C'était il y a 50 ans dans la Sarthe.

Un mot de l'Abbaye maintenant :

Arrivé vers 17H15, et chaleureusement accueilli par les Bénédictins (ils doivent être environ 25 là dedans), j'ai juste le temps de prendre possession de ma luxueuse chambre prévue pour 5 mais où je suis seul. (Les autres dortoirs étant pleins, ils ont ouvert cette chambre pour moi). Et hop, après la douche ... Les vêpres. (Ce n'est pas du tout obligatoire ... les vêpres, pas la douche.) Et aussitôt après, excellent dîner en libre service dans le réfectoire des moines. En silence, bien sûr. Tant qu'à faire, j'irai aussi à la messe demain matin à 8h30. Chantée par les moines, ce doit être très beau.

Et en plus ma Wifi mobile s'est connectée sans problème. Que demande le peuple ?

Ah oui, je sais ! ... Une nouvelle constitution ...

Samedi 15 août

Melle (Deux Sèvres). Km 1320

J'ai cette petite maison pour moi tout seul, mais elle peut acueillir une dizaine de pèlerins.

J'en ai profité pour faire une très grosse sieste (la première depuis mon départ).

J'ai quand même visité un peu le village. Il est superbe.

Que la France est belle !

Vendredi 14 août

Aulnay. Km 1290

Halte jacquaire parfaite.

Pluie et vent toute la journée. Pour la première fois, le drapeau au dessus de ma tête secouait mon sac comme un prunier. Quelques rencontres sympas.

Une fois de plus merci Letof. Sans toi, pas de message aujourd'hui.

Et tant qu'on y est, encore merci à toi, mon frère Charly, qui m'a hébergé 6 nuits et promené 2 jours.

Jeudi 13 août

Abbaye royale de St Jean d'Angely.

Cela aurait été un magnifique édifice si la révolution n'en avait arrêté les travaux. Après les vikings, puis les protestants, le concordat et les lois de 1906, cette abbatiale est décidemment vouée aux démolitions en série et à tous les avatars possibles et imaginables.

km 1270

Un mot sur l'émission de M6 "Zone interdite" de mardi soir sur le chemin de Compostelle. Si tout ce qui y est dit est sans doute vrai, cela n'a rigoureusement aucun rapport avec le "Camino". Cette émission est juste bonne à être vomie. Je regardais la télé pour la première fois depuis un mois et demi, et j'ai assisté à une entreprise de démolition méthodique, systématique et diaboliquement perverse destinée à massacrer l'un des pilier de notre civilisation chrétienne... Au profit de qui ?

Il est urgent de se débarrasser de cette mafia politico/médiatique qui veut détruire notre civilisation.

Mercredi 12 août

L'église de Talmont, un superbe village sur l'estuaire de la Gironde, visitée au cours de cette seconde journée de repos à Saintes, chez mon ami Charly.

Visité aussi le site archéologique gallo-romain du moulin de Fâ et l'ermitage troglodyte St Martial et sa chapelle monolithique à Mortagne sur Gironde.

Demain, je reprends la route, mais une dernière fois avec un sac léger, car Charly viens me récupérer à St Jean d'Angely où il me ramènera le lendemain matin

Mardi 11 août

L'abbaye aux Dames de Saintes.

Journée de repos.

Visite de l'église St Eutrope à Saintes, de La Rochelle et de la citadelle de Brouage.

Lundi 10 août

Mirambeau - Pons + Pons - Saintes. Encore une étape sautée. Km 1232.

Pons mériterait qu'on s'y arrête plus longuement. Plein de monuments et bâtiments médiévaux remarquables. L'hôpital des pèlerins en est un des plus beaux (classé Unesco).

Mon fils est parti ce matin avec ma petite fille.

Au passage, cela veut dire que demain, je reprends le gros sac après une dernière nuit chez nos amis.

Dimanche 9 août

Blaye - St Aubin de Blaye + St Aubin de Blaye - Mirambeau.

Une étape sautée. Km 1180.

Grace à mon fils et sa voiture, j'ai d'abord été faire un court pèlerinage à Pugnac.

D'où la photo de la maison de ma Grand Mère. Je n'ai pas retrouvé sa tombe (je ne suis même pas certain qu'elle soit enterrée là). En revanche, il y a les caveaux familiaux des deux branches de cousins du cru.

Je n'ai pas suivi le chemin mais marché en bordure de route. Donc, pas de rencontre.

Mon fils est venu  me récupérer et on a dormi à Saintes chez ses anciens chefs scout.

Samedi 8 août

Mauvais départ, 1h1/2 perdues.

Arrivée au bac de Lamarque - Blaye à 14h30 seulement sous un crachin permanent.

Entre 1150 et 1200 Km parcourus. Deux tiers de l'aventure.

Luc et son camion sont rentrés chez eux.

Je continue donc le voyage seul ... avec le gros sac de 14 Kg.

Demain, j'essaye de sauter l'étape de Saint Aubin de Blaye et d'aller jusqu'à Mirambeau, histoire de gagner une des trois journées que je souhaite gagner pour arriver à Paris le dimanche 30 août.

Et surtout, pensez à transmettre l'adresse du site à tout ce qui bouge autour de vous !

Merci.

Et merci encore à toi, Letof, qui corrige mes fautes au fur et à mesure.

Vendredi 7 août

 

Cathédrale de Bordeaux où j'ai eu du mal à entrer à cause d'une alerte au colis suspect et d'un quartier entier complètement bouclé.

Je fais mon rapport à midi (14 h en fait), puisque je suis arrivé à Bouscat, but normal de cette étape, et que rien ne m'assure que j'aurais une couverture Wifi ce soir. Mais je vais encore faire une quinzaine de km pour réduire l'étape de demain qui me conduira jusqu'au bac vers Blaye.

Belle rencontre avec un tout jeune retraité et futur Jacquet.

Et j'ai oublié de parler de Thomas et Jean Pierre, rencontrés au Prieuré de Cayac hier soir.

Thomas, jeune barbu très pieux, et Jean-Pierre, vieux routard qui a marché sur tous les chemins. Vers Saint Jacques en venant du fin fond de la Pologne, mais aussi Rome, Jerusalem, Fatima, en poussant jusqu'à Gibraltar, pourquoi pas ? Et pour l'heure en route vers Lourdes.

A propos, mon guide m'annonce 1106 km à Bouscat, alors qu'en passant à Talence, j'ai pris la photo d'une borne annonçant : Santiago 1140 km.

Mercredi 5 août

L'église de Mons, à côté de Belin Bélier.

Si j'ai bien compris, ce serait le berceau d'Aliénor d'Aquitaine.

Aujourd'hui, Muret - Le Barp. 30 km en 5 heures. Je dois en être à peu près à 1050 km.

A ce rythme, je vais traverser Paris, défoncer la porte de la Chapelle et filer jusqu'en Belgique avant de pouvoir m'arrêter.

Encore de belles rencontres (7 seulement, mais ils sont encore loin de Saint Jacques).

Jeudi 6 août

Désolé, mais dans ce cadre magnifique du prieuré de Cayac, il n'y avait pas de Wifi, et, malin comme je suis, je n'ai même pas pensé à essayer ma base portable. Ce que je fais en ce moment (le 7).

Journée mémorable pour moi.

D'abord, je me suis trompé de route, ce qui m'a amené à Saucats alors que je croyais arriver à Léognan, 6 ou 7 km plus à l'ouest. Bien entendu, je n'ai pas croisé de pèlerins.  Mais il n'y a pas de hasard. Le couple qui tiens le snack où j'ai mangé une excellente salade était captivant. Des gens que je ne pouvais pas me permettre de ne pas rencontrer. C'est simple, on était d'accord sur tous les sujets. Donc des gens très intelligents ... On a discuté deux heures au moins, ce qui fait que je suis arrivé dans ce magnifique Prieuré de Cayac à 19h.

Et là, un immense bonheur m'attendait. Mon fils ainé est venu me rejoindre avec sa fille Cyrielle, pour passer quelques jours avec moi sur le chemin. Difficile d'imaginer joie plus profonde. Son frère m'avait déjà comblé en 2013 en marchant avec moi vers Santiago.

Je suis tellement fier que mes fils m'épaulent ainsi. Merci à eux.

Mardi 4 août

L'église de Moustey, avec, à gauche de la statue du pèlerin, la borne des mille kilomètres.

D'après mon guide, je suis à 1030. Personnellement, je m'en fiche complètement.

Mais au bistrot en face de l'église, j'ai quand même fait appliquer le tampon "1000 km" sur mon crédential.

Rencontré David et Lena, un jeune couple très croyant venu d'Anger. Ils n'ont pas vu Mélodie, mais ils ont entendu parler d'elle. Croisé aussi Justin, l'anglais rencontré hier pendant notre recherche d'un camping. Il se demande toujours pourquoi il est là.

Lundi 3 août

Les mille kilomètres sont dépassés.

Pas besoin de photo aujourd'hui.

Les Landes, vous connaissez.

Des lignes droites de 20 kms. Des pins, du sable et des fougères.

En revanche, davantage de rencontres que les jours précédents.

D'abord dès le départ, deux jeunes compagnons de marche qui ont dormi sur la place de la mairie. Un Espagnol parti de Tour, et un Français parti de Caen.

Plus loin, un Anglais parti de Tour, lui aussi, et qui se demandait s'il n'était pas complètement cinglé de s'être lancé dans cette aventure.

Les trois ont aussi rencontré Mélodie.

C'est une petite brunette jolie comme un coeur, à qui on ne donnerait pas plus de 18 ans, mais qui en a dix de plus. Elle est partie comme moi le 29 juin, mais de Chartres, et voyage volontairement sans un centime sur elle. Elle a une foi sans faille. 

C'est sans doute l'ange que je devais rencontrer sur mon chemin.

Je crains néanmoins qu'en Espagne, les choses ne soient pas aussi faciles pour elle.

Là-bas, le "Camino" est un business.

Je lui ai fait la bise avant de reprendre la route, mais peu après j'ai regretté, d'abord de ne pas avoir pris de photo, et ensuite de ne pas lui avoir laissé un peu d'argent ou invité au camping, puisque c'était son étape,

Mais je pense finalement qu'il fallait lui laisser poursuivre sa quête à sa manière.

Elle a été approchée par Canal + et I télé.

Moi, j'ai juste récité un chapelet pour elle en marchant.

Dimanche 2 août

Km 980

Installé comme un roi dans ma tente, à Onnesse et laharie, but de mon étape du jour.

Questions (sympa) des voisins de tentes.

Arrivée à 10 heures à Lesperon, ancien haut lieu du pèlerinage.

Pas de messe ce dimanche dans ce village.

Alors je vais au bistrot en face. Les six ou sept clients viennent tous me serrer la main. Je ne sais pas si c'est une coutume locale ou pour remplacer la messe, mais c'est drôlement agréable. Ils n'ont quand même pas été jusqu'à me payer ma consommation. Mais la poignée de main c'était bien.

J'ai encore marché comme une fusée. Les 24 kms en moins de cinq heures.

Coup de fil à mon petit frère pour son anniversaire, avec deux jours de retard..

Au camping, je m'aperçois que notre voisin est très interressant. Il s'est planté là pour deux mois alors qu'il n'aime pas le camping, dans l'espoir d'une hypothétique permission de son fils qui aime la pêche dans le coin et qui est sergent en Afghanistan. C'est un type bien. Il pense à peu près comme moi, c'est tout dire ...

Samedi 1er août

Cette fois, j'ai suivi le chemin. Les chemins de sable dans les Landes, c'est pas mal non plus.

Kms 980 (j'ai du faire une erreur quelque part, soit hier, soit aujourd'hui).

J'ai repris le même chant de marche. Il est d'une efficacité aussi radicale qu'inattendue.

En marchant, je me faisais dans ma tête un dialogue avec Guy Gilbert. Je lui expliquais que dans le Credo, il y avait un certain nombre de choses que j'avais du mal à avaler. Alors je tombe sur un panneau blanc "Accès pompiers". Et dessous, une localisation : "Credo". S'il lit ça, ça va le faire rigoler.

A l'étape, à Taller, en attendant que Luc vienne me chercher, j'entre dans l'église au son d'un chant admirable. C'est Catherine, une Hollandaise en train de rentrer chez elle en vélo après avoir été à Santiago sur le même engin. Elle s'arrête de chanter en m'entendant entrer. Je l'invite à continuer. Je me suis recueilli au son de ce chant magnifique auquel je ne comprenais évidemment rien, mais qui résonnait admirablement dans cette petite église.

 

La stèle de Gibraltar, à l'endroit où la voie de Tour est rejointe par celle de Vezelay. Un peu avant (après pour ceux qui ont encore leur bon sens), les deux sont rejointes par la voie du Puy. J'avais vu des photos et je m'attendais à un grand monument. C'est un petit truc d'à peine 1m20.

 

Vendredi 31 juillet

 

Hier, j'avais le temps. J'en ai profité pour envoyer une lettre d'amour ... à mes enfants.

C'est important de dire aux gens qu'on les aime. Ou même tout simplement qu'on les apprécie, comme ce serveur de Logrono qui avait huit bras, et qui s'est soucié comme d'une guigne du bon pourboire que je lui laissais, parce que je lui ai simplement dit qu'il était un excellent professionel, ce qui l'a touché beaucoup plus.

Aujourd'hui, je n'ai pas voulu me perdre dans les chemins. J'ai suivi la route.

Au bout d'un quart d'heure, je me suis pris un orage avec des trombes d'eau. Bien équipé, cela ne m'a pas gêné.

J'ai couvert les 25 Kms en 5 heures, beaucoup plus vite que d'habitude. Il faut dire que j'avais adopté une surprenante chanson de marche : Le chapelet. Je marchais comme une fusée en riant et pleurant à la fois.

Km 930

Le soir, dîner de moules sur la côte atlantique.

Jeudi 30 Juillet

Etape difficile hier pour rejoindre le camping à Sorde l'Abbaye.

J'avais 10 kms de la veille à rattrapper, soit 30 au total, et je me suis encore perdu une bonne heure. Je suis arrivé crevé, les mains gonflées comme de jolies menottes de bambin. C'est passé en 2h, mais j'ai quand même décidé de prendre une journée de repos aujourd'hui.

J'ai donc dépassé les 900 kms et la moitié du parcours.

Malheureusement, pratiquement plus de pélerins croisés.

Je retire ce que j'ai dit sur la bonne signalisation en France. Cela reste sans doute vrai pour les voies du Puy et de Vezelay, Mais là, je renonce. Demain, je marche sur la route.

Arrivée demain à Dax, vers 14 ou 15 heures je présume.

Mardi 28 juillet

Un dernier adieux aux pyrénnées et à ce merveilleux Pays Basque.

On habite vraiment un pays extraordinaire !

Etape écourtée à cause d'une erreur de parcours et d'une logistique qui ne m'autorise pas de retard.

Du coup, l'étape courte de demain va s'allonger de 10 kilomètres.

Rencontre de Baudoin, un hollandais qui a terminé son pélerinage mais qui est revenu dans le coin avant de rentrer chez lui pour essayer d'aider une compagne de route qui s'y est cassé la figure il y a environ un mois. Tombée sur le dos à cause d'un chien, elle souffrait terriblement mais à voulu continuer. Il l'a aidé à atteindre Roncevaux, mais là, elle a du rentrer en car, puis en train, à mille kilomètres de là, juste à côté de chez moi. Diagnostic: fracture d'une vertèbre, des mois d'arrêt de travail ... non pris en charge. Alors il recherche le propriétaire du chien et va tout faire pour l'aider. J'imagine que déjà, en montant à Roncevaux, il a du la soulager de son sac. On est frères et soeurs sur le Camino. Et ce n'est pas un mot en l'air.

Demain, arrivée probable vers 16 ou 17 heures à l'église de Sorde l'Abbaye, à deux pas de notre camping.

Il sera tard et il n'y aura pas de Wifi.

Alors à après demain à Dax, à peu près à la même heure.

Lundi 27 juillet

Arrivée à Ostabat, au km 839.

En France, on peut encore se perdre, mais la signalisation est bien meilleure et elle est surtout dans les deux sens.

A Ostabat, rencontre de Jean-Marie et Sabine (naturelle), qui m'a promis de m'attendre à la tour Saint Jacques et m'a fait promettre de venir l'y saluer même s'il y a la foule. La foule ? On a le droit de rêver.

Le soir, en lisant Guy Gilbert, il me rappelle qu'en France, pendant la seconde guerre mondiale, les résistants n'étaient que 4%, en comptant même les timides et ceux de la dernière heure. Alors pourquoi pas ? On est quand même plus que 4% à vouloir résister à Taubira; Peillon ou Vallaud-Belkacem et à leur dictature intellectuelle. A condition de se bouger.

Jusqu'à maintenant, j'ai passé au moins une heure par jour à parler avec des pèlerins que je croisait. Et quand, parfois, je vois leurs yeux s'embuer, comme ceux de Sabine, alors je sais que je ne marche pas pour rien.

Dimanche 26 juillet

Enfin la France !

Enfin presque. Encore quelques heures de marche.

Contrairement à Roland, je n'avais pas de cor en passant le col, même pas d'ampoule.

Je ne prends pas le risque de suivre le camino où je n'ai aucune chance de rencontrer des pèlerins montant au col avant onze heures du matin. Donc tout le temps de me perdre. Je descends donc par la route.

Gros ennui : je ne rencontre pas un seul piéton. Que des motards sympas qui lancent la jambe pour me saluer.

En passant par Valcarlos, dernier village Espagnol ( pardon ...basque ) avant la frontière, j'arrive à onze heures. Pile pour la messe. Petite église d'une centaine de places, environ 80 fidèles, 5 enfants de coeur ( des filles ), un grand écran pour suivre les paroles des cantiques chantés avec une qualité professionnelle par une chorale d'au moins trente personnes toutes en noir, et repris avec fougue par les fidèles. Le tout intégralement en basque. Impressionnant et très émouvant.

J'avais apprécié en Espagne le calme et la courtoisie extrême des conducteurs. Après trois kms en France, il a déjà fallu que je m'arrête sur le bord 3 ou 4 fois pour laisser passer des chauffards.

Luc m'attendait à saint Jean Pied de port. Installation du camp pour 5 nuits dans un adorable petit camping municipal d'un superbe village dont je parlerai dans trois jours, quand j'y arriverai.

Le soir, je peux enfin lire et j'entame le dernier bouquin de Guy Gilbert.

 

 

Samedi 25 juillet

Montée à Roncevaux moins dure que ce à quoi je m'attendais.

En revanche, signalisation complètement absente.

Parti à 7 heures pour une marche qui devait durer environ 6 heures, je ne suis arrivé qu'à 16 heures. Soit 3 heures perdues à chercher mon chemin.

Mais avec le petit sac, c'est un régal.

790 kms parcourus. Encore 9 et je suis en France.

Rencontre touchante d'un père avec son fils handicapé.

 Vendredi 24 juillet

Encore une Wifi qui marche comme un clignotant, (je marche, je marche pas), et du coup, Sur le clavier Espagnol de la maison... (ou il n y a ni virgule ni apostrophe etc...)

Le 23. Donc pas de Wifi le soir.

Entre 710 et 730 kms.

Dépassé Pampelune et hébergé dans une superbe bâtisse du XIIeme siècle.

Rencontres supers dont un Breton qui a une ile dans le golf du Morbihan à portée de vue de la maison de mon père et qui risque fort de me voir passer chez lui un de ces jours, Et Xavier (Ravier) docteur en droit qui travaille pour le gouvernement Espagnol (ou de Navarre) et qui sera peut être au pied de la tour Saint Jacques à mon arrivée à Paris.

Rencontré aussi deux institutrices de Guyane (pardon deux ProfesseurEs des écoles). Fans de Taubira évidement.

 

Aujourd'hui kilomètre 728 d'après un gros panneau dans le village et 748 d'après mon guide.

Rencontre 2 jeunes supers. L'un étudiant aux beaux arts, l'autre en biologie. L'un venu de Nancy, l'autre de ?... (mon secretaire a encore oublié de le noter).

Puis un groupe d'une dizaine de Parisiens très BCBG et super sympas. Pas coincés du tout et même pas narquois vis à vis de mon utopie.

Pris un pot avec deux vendéens voisins l'un de l'autre et voyageant de concert.

Demain 15 kms de grimpette jusqu'à Roncevaux.

Et peut être Wifi et photos ... qui sait ? (j'ai quand même trouvé le point d'interrogation).

Finalement Luc est venu me rejoindre ici avec son camion. J'ai chargé le lourd dedans et demain je voyage léger.

Mercredi 22 juillet

 

Bien arrivé à l'étape Puente la Reina, déjà plus de 700 kms parcourus

Reste 4 étapes pour donc arriver en France... le 26

Encore des tas de rencontres interressantes;

Par exemple, j'ai rencontré hier une charmante jeune femme connaissant très bien la fille de Pierre Rhabi. Et aujourd'hui une autre qui la connait très bien aussi, tout aussi charmante d'ailleurs.

A l'étape d'hier, à Estella, je suis tombé en plein carnaval médiéval heureusement interrompu par l'orage. C'était la journée des Bretons. La plupart d'ailleurs, de Nantes ou Saint Nazaire... sauf Jean Jacques qui habite à Lorient, mais qui est également Australien.

Aujourd'hui, j'ai croisé le chemin d'une petite Russe de Moscou, et celle de Castello, un Espagnol qui a travaillé à Saint Denis, qui a acheté une maison en Espagne, qui a tout perdu et qui vivote sur le chemin, comme son ami Serge, que j'ai croisé le 14 juillet. Quand je lui ai montré la croix achetée à Serge, il s'est mis à pleurer.

Demain, étape courte (24 kms) mais assez en pente, vers Pampelune.

Lundi 20 juillet

La photo est un clin d'oeil pour Letof.

Sans ses instructions par téléphone hier, mon ordi ne m'aurait pas permis de tenir ce journal aujourd'hui.

Nuit pénible dans une albergue privée un peu plus chère que les autres et bruyante toute l'après midi et jusqu'à minuit à cause d'une réunion de famille des propriétaires.

Et le soir, promenade d'une bonne heure dans les collines pour essayer de retrouver le Camino.

Finalement, arrivé à Torres del Rio (sensée être la 25 ème étape), à environ 650 kms de Santiago.

Nouvelles rencontres, dont un petit groupe de Français bien sympa avec lesquels j'ai diné.

J'ai oublié de vous dire dans mes listes de rencontres, qu'à défaut de raton laveur j'ai vu deux Ecossais en kilt.

Dimanche 19 juillet

Messe à Najera.

Dimanche dernier j'arrive à midi pour une messe à midi, et aujourd'hui, j'arrive à 8h10 pour une messe à 8h00. Quand c'est possible, j'essaye d'y assister. Je ne suis pas une grenouille de bénitier, mais il me semble que cela fait partie de l'esprit de Santiago.

Etape courte pour ne pas arriver tard dans une grande ville (Logrono).

Entre 602 et 628 kms, au choix.

Mon compagnon de chambre d'hier à encore une belle histoire (de handicap surmonté).

Samedi 18 juillet

Petit clin d'oeil pour Véronique avec ce sympathique péruvien.

Mais j'ai rencontré aussi une Québècoise, une Colombienne, ue native de la Réunion, un vieux Français avec son âne, un autre tout jeune, qui est parti de Santiago il y a 21 mois pour aller à Jérusalem, et en train de terminer le retour à Santiago.

Deux Bordelais m'ont invité dans leur prieuré relais à Gradignan.

Mais j'ai vu aussi beaucoup de Bretons ...

mais pas de raton laveur.

Aujourd'hui, 22ème étape 1/2. Kilomètre 606 selon Acacio et 612 selon le guide ou 578 selon certaines bornes....

Pour les jambes, cela ne change rien.

Vendredi 17 juillet

Arrivé au refuge de Acacio et Orietta, les protégés de Paulo Coelho et amis de mon coach Devy.

19ème étape, 576 kms parcourus sur 1771, soit, à une quinzaine de kms près, le tiers du parcours.

 

Toujours de belles rencontres, mais nouveau faux départ ce matin avec une heure et demi de marche (aller-retour) dans une mauvaise direction.

J'espère gagner une troisième journée d'avance d'ici peu.

 

Jeudi 16 juillet

Wifi galère, pas d'image.

Arrivé à 12h30 à San Juan de Ortega, mon étape prévue, j'ai poussé jusqu'à Villafranca machin chose. 12 kms de plus, soit une quarantaine pour la journée et 552 au total.

Histoire de me rapprocher de Viloria de Rioja ou m'attend l'ami Accacio.

Je vais y passer la nuit pour 5 €, dans un château de famille genre palais renaissance.

Je ne couche pas avec la comtesse, mais avec une vingtaine d'autres pélerins.

Journée bizarre. Parti à 6h45, je n'avais croisé personne jusqu'à 10h30. Ce qui ne m'étais jamais arrivé. Juste 5 ou 6 cyclistes, jusqu'à midi, en arrivant à San Juan ou j'ai retrouvé le flot habituel. Curieux, et pas si facile à vivre, même si j'étais bien certain d'être sur le bon chemin.

Puis les rencontres habituelles. Cet homme venu de Castres, accompagné de son fils.

Cette jeune fille portant dans une besace un chaton qu'elle a recueilli huit jours avant.

Et ce garçon un peu trop lourd qui peine en haut d'une pente raide et me demande en anglais s'il pourra bientôt remplir sa gourde. Il me fait penser à mon Thomas. Je jui répond la vérité, à savoir qu'il en a bien pour deux heures sous ce soleil de plomb. Mais, devant son air triste, désemparé, et ne pouvant rien faire pour lui, je le quitte rapidement pour cacher une furieuse envie de pleurer.

Mercredi 15 juillet

Arrivé tôt, comme prévu à Burgos, Km 510.

Longue visite à la magnifique cathédrale où le corps de Rodrigo Diaz de Vivar, le Cid, à été transféré récemment. (Au XXème siècle en tous cas.)

Rencontre de Hervé, de Michelle, de Francis et De Marie Astrid, charmante petite Bretonne de Paris.

Etc ... Etc ... (Je commence à détester mon manque de mémoire.)

Je pensais trouver tout près de Burgos l'auberge de mon ami Accacio. On avait juste omis de me dire que "à Burgos", ça pouvait vouloir dire: "à 60 kms de Burgos environ". Pas étonnant que personne ne connaissait l'adresse.

Mardi 14 juillet

Paysage classique de Castille.

C'est grandio... sement stressant.

Km 489. Je devais faire 18 kms aujourd'hui et 29 demain, j'ai préféré faire le contraire pour avoir le temps de visiter un peu Burgos demain.

J'ai mis un crêpe à mon bras et au drapeau qui flotte au dessus de ma tête, en signe de deuil pour la vingtaine de Suisses abominablement massacrés par des barbares ivres, qui les ont décapités avant de promener leurs têtes au bout de piques. Leur seul tort était de garder, sans arme, un monument désaffecté.

C'était un 14 juillet.

Encore plein de rencontres, bien sûr.

Serge, un parigot qui vit sur le Camino depuis plusieurs années. Il passe son temps à ramasser les papiers et les canettes. Il m'a offert une belle croix et une image.

Une Québecquoise pour qui j'aurais bien fait demi-tour, si j'avais eu ... 40 ans de moins.

Et un adorable couple de vignerons Bourguignons. Etc ... Etc ...

Lundi 13 juillet

Shams Ud Din

Etape 17, 461 kms parcourus.

Etape à l'ermitage San Nicolas, tenu par une confrérie de Jacquets Italiens. C'est apparemment une étape connue, et c'est vrai qu'elle mérite de l'être. Pas d'électricité, donc pas de Wifi, mais pas non plus de frigo, donc d'eau fraiche. Cérémonie du lavement des pieds avant le diner pris en commun, à la lueur des bougies, comme le petit dèj. Je me lamente chaque jour de ne pas avoir un secrétaire qui me suis pour noter toutes mes rencontres, tant il y en a.

Mais je ne risque pas d'oublier celle de SHAMS UD DIN, un Algérien polyglotte et véritable encyclopédie vivante. C'est un musulman très pieux, bercé de culture Soufis (il joue ausssi de la flûte), qui fait le pèlerinage de Santiago pour prier pour les Chrétiens maltraités en Irak et en Syrie. A côté de son tapis de prière, nous avons récité le Notre Père ensemble.

Dimanche 12 juillet

La Castille c'est beau, mais pas très varié.

Des rencontres magnifiques, comme d'habitude.

Encore une mamie avec sa fillle    et sa petite fille. J'aimerai tant les revoir à Paris.

A ce propos, je vais essayer d'arriver le dimanche 30 août, plutôt que le vendredi 4 septembre. Ce sera plus commode. Et si je n'y arrive pas, on verra pour le samedi 5.

Messe dans la magnifique petite ville de Carrion de los Condes. Mais comme la télé, les prêtres ici parlent espagnol.

Rencontré aussi un groupe de touristes Français guidé par un jacquet multirécidiviste.

Et puis un Fakir.... non non je ne blague pas. Un vrai fakir peinturluré. Quand il a compris que je revenait de santiago, il m'a demandé de lui imposer la main sur le crâne et il s'est ensuite baissé pour me toucher les pieds, avant de m'étreindre et de faire du même coup un transfert de peinture sur mon tee shirt. 

Arrivé à l'étape 16 (431 kms) vers 15 heures.

Wifi, lessive, douche, bouffe et dodo.

Samedi 11 juillet

Aujourd'hui, j'ai traversé "la comtée" sans voir un seul Hobbit.

Etape calme de 25 kms.

Arrivée à 15 heures seulement à cause d'un arrêt "pot" avec Michèle et Roland, de Montpellier.

 

 

Des jeunes Français, et Valentina, charmante jeune Colombienne.

Vendredi 10 juillet

Encore une journée de fabuleuses rencontres.

Ce qui m'a amené à boucler les 30 kms en 10 heures, pour cause de bavardages, d'émotions énormes et de noeuds dans la gorge. J'ai été bénévole à l'Association des paralysés de France pendant 6 ans, et j'en ai accompagné en rando avec une joliette. Ce sont les engins dans la remorque. Des sortes de fauteuils-brancards avec une roue sous le siège. Une association de jacquets et une autre d'handicapés en emmènent ainsi à Saint Jacques, par tronçons, depuis 2011. De quoi me secouer.

Mais plein d'autres rencontres aussi. Et aujourd'hui, plus de la moitié Françaises. D'où les bavardages et l'arrivée à Sahagun à 18 heures en plein cagnard.

Avec mes deux jours d'avance, j'ai donc bouclé la 14ème étape et couvert 383 kms.

Je suis presque à la moitié du parcours espagnol.

Jeudi 9 juillet

J'ai failli mettre la photo de Sinin, un personnage haut en couleur, derrière son pittoresque bar de Reliegos, qui apparaît dans "The Way", avec Martin Sheen.

Mais l'esprit du Camino, c'est plutôt ce chemin, tout droit pendant 8 kms, qui donne l'impression de faire du sur-place. Un avant goût des Landes, je présume.

Etape normale (30kms), avec quelques problèmes d'orientation, surtout en ville, pour sortir de Léon.

J'en suis donc à 352 kms parcourus.

L'auberge de Ada, du nom de la fille de la patronne, ouvre aujourd'hui, et je suis son tout premier pélerin. Cela m'a valu des énormes bises de Ada.

20 places, installations magnifiques et rationnelles. On dîne ensemble, le tout, avec le petit dèj. pour 18 euros. Le pied.

En plus la connection Wifi est au top, alors je vais rajouter la photo de Ada avec ma tronche (enfin) et celle du bar de Sinin.

Mercredi 8 juillet

Wifi galère, je vais faire ce que je peux;

Arrivé à Léon à 20h00 par 32°.

Cette fois, j'ai bien deux jours d'avance et 58 kms.

Soit au total 322 kms parcourus.

Cathédrale de Léon (construite par un Français).

Mardi 7 juillet

Astorga. Le palais episcopal de l'architecte Gaudi.

Je trouve que Walt Disney a davantage été au bout de son idée.

Comme le facteur Cheval d'ailleurs, avec son palais idéal beaucoup plus abouti que la cathédrale de Barcelone de Gaudi.

J'ai toujours une journée et demi d'avance environ. 44 kms. J'en suis donc à 273. En effet, hier, j'ai repris la route pour une vingtaine de kilomètres.

Malheureusement, pas de wifi à l'albergue en arrivant.

Ce soir, je m'offre l'hôtel.

Mais aujourd'hui, ce fût la journée des rencontres magnifiques.

Un tas de Français venus de chez eux, parfois de très loin, comme ce couple en étonnant tandem, venu du Doubs, je crois. Ce garçon avec son âne et son chien (Merci Letof) , venu de Limoges. Ou ces trois charmantes Lorraines, en réalité mère, fille et grand-mère.

Mais je repense aussi à Gilles, rencontré à Ponferrada. Il avait fait le pélerinage une première fois avec sa Maman. Une deuxième fois POUR elle, et une troisième avec un pot de confiture bonne maman dans lequel il y avait les cendres de sa Maman, qu'il a dispersé au cap Finistère, là où le monde s'arrête.

Et puis il y a eu Alexia et Olivier, un couple de trentenaires parisien super sympa qui m'ont promis de m'attendre au pied de la tour saint jacques, et qui m'ont signalé une albergue à éviter à cause des poux. Mais j'ai perdu leur papier. ça ma gratte déjà.

Bref, je ne pourrais jamais donner seulement une idée exacte de toutes ces belles rencontres toujours accompagnées d'un sourire radieux malgré la souffrance pour beaucoup, et d'un tonitruant :"" Buen Camino "

Ultreia ! Amis Jacquets.

Lundi 6 juilllet

Moins de cinq heures de marche pour 18 kms et une montée de 1100 m.

Mais au-delà, c'est encore 500 m à monter et le désert ensuite sur 15 kms.

Et je ne suis pas sur d'avoir la connexion là bas.

Dimanche 5 juillet

Il en était à son 5ème pélerinage, je crois.

Repose en paix l'ami.

RIP

(Rien a voir avec l'autre, le Référendum d'Initiative Populaire.)

 

Arrivée à Ponferrada en pleine fête annuelle des Templiers.

C'est assez drôle. Et le château est magnifique.

J'ai donc fais une étape normale et gardé ma journée d'avance.

Demain, étape courte (18 kms) mais 1100 m de montée...

 

Les paysages sont magnifiques, mais une maison, un immeuble ou un magasin sur deux est vide ou en ruine. C'est impressionnant.

Samedi 4 juillet.

Hôtel 18 étoiles (le prix surtout) sur la playa Mayor de Villafranca de Biezo.

Mais pas de baignoire et pas de wifi qui fonctionne.

D'où ce message que vous ne pourrez lire que le 5.

J'ai profité des 5 kms d'avance et surtout des 700 m d'altitude d'avance, pour faire 45 kms de descente, d'où mon arrivée à l'étape prévue pour demain.

Du coup j'ai dépassé en 6 jours les 10% du parcours, et je suis passé de la Xunta de gallicia à la Junta de Castilla y Léon.

Mais quand je pense à ce couple de Hollandais qui arrive de chez eux, comme ce couple (âgé) de Concarneau ou ce Monsieur d'Annecy, cette foule d'asiatiques (surtout des femmes), ce groupe de gamins, l'un d'Afrique du Sud, l'autre Irlandais, un autre de Mongolie, une douzaine au total, tous unis sur le chemin etc. etc. et qui ne prétendent pas changer le monde, eux ... On a envie de mettre son orgueil dans sa poche.

Vendredi 3 Juillet:

Marché 31 kms au lieu de 26. Et monté à 1335 m d'altitude.

J'ai donc maintenant 5 kms d'avance.

Merci Letof d'avoir redressé la borne et la photo.

Toujours plein de rencontres passionnantes.

Le nombre d'asiatiques est impressionnant.

Et toujours plein de barbus.

Il faudrait peut-être envisager de leur confier les rênes du Pays.

Suis-je sot. Notre ministre de l'éducation s'y active depuis longtemps...

Quoique... on ne doit pas parler des mêmes barbus...

Jeudi 2 juillet.

Encore des tas de rencontres exceptionnelles ou originales.

Madame portant le gros sac parce que Monsieur marche avec des béquilles.

Madame qui viens d'Allemagne et vas y retourner à raison de 10 kms par jour, à 82 ans passés.

Etc... etc...

Et Thomas, jeune Allemand (sur la photo à l'arrivée à Sarria), rencontré à 10 Kms de Sarria et qui m'y a accompagné avec patience, me permettant de faire une étape de 45 Kms et de rattrapper mon retard. Un moment, il a pris le relais de mon fils. Merci Thomas !

Mercredi 1er juillet

J'ai encore aggravé mon retard. 15 kms maintenant.

Je compte sur les trois prochaines étapes relativement courtes pour me rattrapper.

Message personnel pour Olivier. J'ai revu ton rouge gorge. Je ne sais pas s'il m'a reconnu, mais il est toujours aussi familier.

Mardi 30 juin:

Monument du Monte Gozo, à 5 kms de Santiago.

 

Pour rattrapper mon retard d'hier, je devais faire 5 kms de plus aujourd'hui, soit 35.

J'en ai fait 45, mais j'ai toujours 5 kms de retard.

Parce que parti à la nuit, vers 5h45. J'ai fini par me perdre et marcher deux heures à quelques kilomètres au nord du camino, à la boussole.

Interdit de rigoler.

Comme d'habitude, des rencontres extraordinaires: Un aveugle, tenant un court bâton attaché au bas du sac de son guide. Un unijambiste avec sa jambe de bois... Pardon. D'alu. Un jeune couple avec ses quatres enfants. Deux grands parents avec deux ados.

Une foule de jeunes. Mais tout autant de vieux. Parfois très vieux. Ah oui ! TOUS les hommes de plus de 40 ans sont barbus, ou presque, et beaucoup de jeunes aussi.

Le costume trois pièces rasé de frais est-il si important ?

Demain, à nouveau 36 KMS en théorie, Pour rattrapper les 5...

A moins que j'attende l'étape d'après demain (26 Kms)

Lundi 29 juin, 1er jour de marche

ça commence mal.

Départ tardif. Tourisme à Saint Jacques. Grosse chaleur.

Arrêt des hostilités au bout de 20 Kms au lieu de 25, à Arca O Pedrouso au lieu de Sant Irène.

Pas de fatigue excessive, mais trois heures de retard sous ses climats, c'est trop.

J'en serai quitte pour 35 demain au lieu de 30. Départ à l'aube. Ici, c'est 7h au moins.

Le cheminement à l'envers n'est pas simple.

Heureusement, les milliers de pélerins se rendant à Saint Jacques me montrent le chemin pour m'en éloigner.

Déjà plein de rencontres géniales. Je vais manquer de cartes de visite.

Dimanche 28 juin  J - 1

Arrivé ce soir à Saint Jacques.

Aéroport de Barcelonne impressionnant.

Est-ce que l'homme à vraiment besoin de structures aussi monstrueuses ?

Ce soir, je dort à l'hôtel.

Mon bâton de marche me rejoignant avec Luc à Saint Jean pied de Port, la récéptionniste de l'hôtel m'en a offert un. Il est moche et trop court, mais il est offert de bon coeur, alors il est sacré.

Dans l'avion, j'ai relu un livre de Guy Gilbert.

No comment. Il a tout compris.

S'il m'attend le 4 septembre à la tour Saint Jacques, je crois que j'aurai une attaque.

Je ne sais pas quand je retrouverai une connection Wi Fi.

Alors à un de ces jours.

Samedi 27 juin 

Merci aux amis

Devy  Man:

Il est mon coach. C'est lui qui m'a mis sur le chemin de Compostelle il y a deux ans. C'est lui qui, hier soir encore me faisant deux heures de traitement et massages Ayur védique. C'est aussi lui qui a pris la photo du titre.

 

Letof :

Il a eu la patience de m'apprendre ce que je suis en train de faire pour vous envoyer ce texte et cette photo.

Il a aussi fait en sorte que je puisse le faire tout au long du parcours.

Donc si l'informatique foire, ce sera sa faute.

Denise et Pierre :

Ils vont me remplacer bénévolement dans mon job pendant tout mon périple

Et ma fille Virginie:

Elle va devoir se passer de "nounou" pour ses deux monstres d'ici mon retour (si je reviens).

Et tous les autres...

Merci, et à bientôt

 

 

Mardi 23 juin    j - 6

Dernier entraînement avant le départ.

Normal. 25 kms. 5 heures. Sac de 12 kilogs.

Mais normal en apparence seulement.

Plusieurs personnes m'ont reconnu et arrêté  pour me serrer la main et m'encourager.

Et je n'ai jamais reçu autant de messages qu'aujourd'hui.

Encourageant.

 

mardi 16 juin   J - 13

A la bergerie du faucon, dans le Verdon. Dans le fief du Père GUY GILBERT.

Histoire de puiser des forces dans l'environnement de ce bonhomme hors du commun.

Sous les arbres, à gauche de la voiture, une roche qu'il affectionne et où il dit la messe.

Je m'y suis installé quelques instants.

Samedi 06 juin  J - 23

Curieuse conversation avec un homme qui semblait partager l'essentiel de mes idées. Du moins pour le diagnostic. Pas forcément pour les remèdes... jusqu'au moment où, voulant lui expliquer que je n'étais pas d'accord avec Zemmour sur deux points essentiels, à savoir  :
1) la France s'est suicidé, la France est morte... non Monsieur Zemmour ! On est encore là !
2) le suicide a commencé il y a quarante ans... non plus, c'était il y a deux cent... quarante ans... Ce monsieur m'a alors  brusquement interrompu : - Zemmour... il faut tout jeter !
Et comme je lui posait innocemment la question : Vous l'avez lu ?
La réponse tomba, imbécile, mais pourtant prévisible : " Moi ? Certainement pas !"
Je ne vous surprendrai sans doute pas en vous disant qu'il avait l'allure d'un cadre de la fonction publique...

Jeudi 04 juin

Mardi, entrainement dans des conditions un peu bizarres.

J'avais l'impression d'être sur une autre planète sur cette croisette où la plage était déjà couverte de viande plus ou moins bien cuite et où quelque midinettes des années 60 prenaient encore la pose.

Tout le monde n'a pas les mêmes préoccupations.

 

Notes de lecture:

-Traité sur la Tolérance, de Voltaire, relu avec curiosité. Je ne me souvenais pas d'un propos collant autant à l'actualité.

-Guérir la france de Marc Touati (Editions du Moment) Interressant, mais, à mon avis, pas aussi clair qu'Agnès Verdier Molinié... mais ce n'est que mon avis.

-Des Institutions pour la France, du cercle Vauban (Régalia éditions). Encore un superbe travail. Même si je discuterais volontiers quelques unes de leurs idées.

-Face au discours intimidant de Laurent Fidès (Editions du Toucan).Super travail aussi, mais pas aussi agréable à lire que "la France big brother" de laurent Obertone, et surtout moins concret.

il s'en explique d'ailleurs lui même dès le début, page 24:

... mon but ... porter l'analyse sur le terrain sémantique et psychologique...

... on peut citer pascal Bruckner, Christopher Caldwell, Alexandre Del Valle, Renaud Camus, Alain Finkielkraut, hervé Juvin, Elisabeth Levy, Richard Millet, Philippe Muray, Jean Sevilla, Pierre-André Taguieff, Michel Tribalat, Shmuel Trigano, Eric Zemmour et d'autres encore...

En effet, on peut les citer. Et les lire surtout.

Mardi 19 mai

Saint Yves ...

= Saint Erwann 

Rando en montagne avec test du matériel.

(Ordi et wifi mobile)

Vous êtes en train de regarder le résultat.

Le sac est le petit sac pour rando d'une journée.

L'autre est malheureusement moins léger.

 

Mardi 12 mai

Ajouté compte facebook : sauvonslafranceprofonde

Lundi 11 mai

Premier essai d'insertion d'une image du jour avec un petit texte, comme je souhaite le faire régulièrement pendant la marche.

 Mercredi 29 avril

 

 

Désolé pour ces presque deux semaines d'absence, mais je ne suis pas resté inactif.

D'abord j'ai continué à marcher.

Ensuite, j'ai travaillé à l'aspect logistique de ma petite escapade.

Le principal résultat, c'est que dès mon arrivée en France, le 30 juillet, je serai rejoint par un ami avec son van, où je trouverai un abri et tout le confort pour la nuit.

En outre, je voyagerai évidemment plus léger.

Merci Luc.

Mardi 15 avril

Entraînement en montagne.

26 kilomètres et 1100 mètres de dénivellé.

A partir de 14 heures, j'ai fantasmé comme un malade sur une bonne bière fraîche.

Il faut dire que j'avais pris le départ avec une sciatique et le ventre en vrac.

Vendredi 10 avril

Randonnée en montagne de 5 heures avec 550 mètres de dénivellé.

Jeudi 9 avril

Terminé aujourd'hui le livre de Jean Lassalle : A  LA  RENCONTRE  DES  FRANçAIS (cherche midi).

Emouvant.

Ce type est un pur, et jaimerai tant qu'il veuille bien s'impliquer dans mon aventure.

Je me sens si proche de ce "député marcheur".

Pour autant, son ambition n'était pas d'apporter des solutions.

C'est pourquoi il faut absolument convaincre Agnès Verdier-Molinié de s'impliquer dans le projet  MARCHE  DE  LA  RECONQUÊTE.

Elle, elle en propose des solutions.

Des simples.

Des raisonnables.

Des faisables.

 

Mercredi 8 avril

 

Une fois n'est pas coutume.

Aujourd'hui, j'ai lu  un roman : 

L'INSTANT  PRESENT, le dernier roman de GUILLAUME MUSSO (éditions XO)

Un excellent moment. 

Mardi 7 avril

Terminé hier  ON  VA  DANS  LE  MUR, d'Agnès Verdier-molinié (JC Lattès).

D'une étonnante facilité à lire.

Par pitié, que quelqu'un arrive à la convaincre d'accepter de prendre les rênes de la réforme de l'Etat, lorsque l'on aura obtenu l'adoption de la nouvelle constitution.

De mon côté, bien sûr, je vais lui écrire, et j'espère qu'un dévoué collaborateur de l'IFRAP, surement bien intentionné, ne se dépêchera pas de flanquer ma lettre à la poubelle dans le seul but de la préserver de mes divagations.

Jeudi 2 avril

Lu aujourd'hui  BEREZINA, de Sylvain TESSON (Editions Guérin)

Une relecture de la retraite de Russie au fil d'un voyage en moto de Moscou à Paris.

Non seulement c'est bien écrit, mais il fait voir les choses sous un jour nouveau que le politiquement correct qui sévit depuis quarante ans ne pouvait qu'occulter.

Mercredi 1er avril (sans blague)

Je n’imagine pas quelqu’un de sensé qui n’ai pas lu Zemmour et Obertone.

Ce n’est pas rigolo à lire, mais il faut les lire.

Et ne jamais laisser un quelconque « bien pensant » (qui en général ne les a pas lu, ou bien en diagonale) vous les commenter en les démolissant, sur la foi de ce qu’il aura entendu à la télé.

 

Aussi, je ne peux résister au besoin de vous citer un court passage de

«  LA  FRANCE  BIG  BROTHER  »  de Laurent OBERTONE (éditions RING) :

 

Allez-vous enfin réagir ? (dit Godel, un cadre du Parti de Big Brother, se questionnant sur le bien fondé des directives du parti et s’adressant à monsieur Moyen, le lecteur.)

 

Pourquoi tout ce qui se passe chez nous échappe à notre contrôle et à notre volonté ?

Qui a la liberté d’expression ?  Le peuple ou les médias ?

Qui décide d’une identité ? Le peuple ou les sociologues ?

Qui est souverain ? Le peuple ou le Parti ?

Mais faites un effort, pour une fois.

Votre passivité m’est plus insupportable encore que les actes du Parti. Vous trépignez, vous geignez, vous en avez marre, vous prétendez que ce n’est plus possible, que notre identité ne doit plus être mélancolique, ni malheureuse, ni scandaleuse, vous ne supportez pas la façon dont on vous maîtrise, dont on vous humilie et dont on gère votre argent, et que faites-vous ?

 

Vous envoyez François Hollande à l’Elysée.

 

J’y vois un message de désespoir, mais je suis bien le seul, croyez-moi.

Votre prochain message fort c’est quoi ? Alain Juppé à l’Elysée ?

Alors qui suis-je ? (dit Big Brother lui-même, quelques pages plus loin) …

Je suis l’expression de la volonté générale.

Je suis le produit de ton âme.

Si Big Brother est un monstre, tu es ce monstre.

Oh je ne suis pas virtuel, non.

Je ne suis pas une fable, ni une allégorie, ni une parabole.

Je suis tout ce que tu as désiré.

 

Fin de citation.

 

Si nous en sommes là, c'est bel et bien notre faute.

Alors je reprends la parole pour vous dire, pour vous crier : BOUGEZ  VOUS !

FRANCE  LEVE  TOI  ET  MARCHE !

Mardi 31 mars

Pas d'entraînement aujourd'hui pour raison de santé.

Mais celà ne remets rigoureusement rien en cause.

Si la même chose m'arrive pendant ma marche... eh bien je marcherai.

Dimanche 29 mars

C'est fait, j'ai réservé mon vol.

J'arrive le 28 juin au soir à Saint jacques de Compostelle.

...Enfin, si le pilote ne se suicide pas.

Vendredi 20 mars

J'ai lu aujourd'hui " ALLAH  EST  GRAND , LA  REPUBLIQUE  AUSSI  !"

De Lydia GUIROUS, éditions JC  Lattès

Chapeau Madame.

Rien à redire. L'écriture est élégante et agréable. L'argumentation imparable.

J'aimerai tant que des gens comme vous acceptent de faire partie du Conseil des trente que je préconise dans le projet de constitution jointe.

Pourquoi donc reste-t-il des gens qui ne trouvent pas évident ce que vous dites ?

Mercredi 18 mars

Je ne voulais ni logo ni slogan, mais je me suis réveillé avec celui-ci dans la tête, et je crois bien que je vais l'adopter :

France !    

Lève toi et marche !

 

La vraie Histoire de France

La vraie Histoire de France
Destiné à des enfants de six à dix ans, ce résumé est destiné à servir de canneva pour aider les parents qui le souhaitent à corriger la désinformation des livres officiels en racontant eux même l'Histoire à leur progéniture.
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Lettre ouverte à Macron

Lettre ouverte
Lettre ouverte d'un gilet jaune à Monsieur Macron
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Constitution

Constitution
Projet de Constitution pour la Première Démocratie Française
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